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Les algériens jouent leur destin

Les algériens jouent leur destin

Malgré les menaces répétées lors de chaque sortie du chef de l’état major et homme fort du pays à l’encontre des manifestants pacifistes de plus en plus nombreux et déterminés à dégager les militaires du pouvoir, ils sont toujours là et davantage nombreux, dans les rues, dont le bruit des bottes ne leur fait pas plus peur que la misère et la pauvreté. Le Maroc voisin très attentif comme tous les pays concernés par le printemps démocratique vient de limoger le patron des patrons Salahdinne Mezouar (photo ) pour avoir salué le « mouvement pacifique » que connait l’Algérie et estimé que l’armée au pouvoir se devait de composer avec le peuple pour ouvrir la voie à la démocratisation du pays, a-t-il dit en substance. “Propos irresponsables” selon les affaires étrangères à Rabat. 

“Soutenus par des foules de citoyens, les étudiants d’Alger ont entamé le 34e mardi de mobilisation sans montrer le moindre signe de faiblesse, face a un régime répressif qui ne veut pas lâcher du leste”, souligne le journal El Watan. Et d’ajouter à sa une, les manifestants, des dizaines de milliers, ont réitéré aujourd’hui les revendications du mouvement populaire : « départ du système », « libération des détenus d’opinion » et « rejet des élections ».

« One two three, viva l’Algérie ! » La foule s’ébranle en scandant des slogans hostiles au pouvoir et au chef de l’armée, Ahmed Gaid Salah. Mardi passé a la même heure et au même endroit, pas loin de Bab Azzoun, la police avait embarqué de nombreux manifestants et frappé plusieurs autres. Aujourd’hui comme nous l’a si bien dit un manifestant : « ils (les policiers) se tiennent à bonne distance ».

Les milliers de manifestants n’ont pas arrêté de scander des slogans contre le système, contre le gouvernement de Ben Saleh et Bedoui. Des pancartes hissées demandent tout bonnement le « démantèlement du régime » actuel. Une halte s’impose. Force est de constater que la foule, une belle fusion de personnes de tout âge et de toute condition sociale, a encore gonflée. « Nous sommes là pour aider notre jeunesse qui est la force de notre pays. Ce ne sont pas des terroristes pour les attaquer à coup de matraques… », déclare un manifestant, fonctionnaire de son état, audit journal.

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