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le barrage Nahda un affront au régime militaire en Egypte

le barrage Nahda un affront au régime militaire en Egypte

Le barrage Al Nahda (Renaissance) a atteint son remplissage de première année ce 21 juillet, au moment où l’Egypte spécule sur la date du début de l’opération de remplissage et table sur la pression américaine en sa faveur et de moult sommets entre les états concernés; l’Ethiopie, l’Egypte, le Soudan. Malgré les menaces du général Al Sissi d’utiliser la force si nécessaire les Ethiopiens poursuivent leur projet lancé en 2011, qui a coûté 4 milliards d’euros partiellement financés par l’achat d’obligations par des citoyens, et comptent le remplir à 100% en quatre ans et fournir de l’électricité à plus de 65 millions d’éthiopiens.

Haut de ses 145 mètres et 1,8 km de long, le nouveau barrage « Renaissance » se dresse comme une fierté nationale sur le Nil Bleu, à une trentaine de kilomètres du Soudan. Appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d’Afrique, ce qui devrait améliorer la vie de dizaines de millions d’Éthiopiens.

En plein bras de fer politique, le contentieux s’enkyste entre une Égypte « qui se rêve encore en leader du monde arabe » et une Éthiopie, dorénavant forte de 110 millions d’habitants, « qui veut s’afficher comme une puissance et fait du barrage un ferment de solidarité nationale », fait valoir Marc Lavergne, géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient arabe et de la Corne de l’Afrique.

Pour l’Égypte, le Nil et le pays des Pharaons ne font qu’un depuis la nuit des temps. Or, comme l’écrivait il y a quelques années le géographe spécialiste en eau Habib Ayeb, « longtemps seule puissance dominante dans le bassin du Nil, l’Égypte a été peu à peu réduite au statut de simple État riverain du fleuve »

Le remplissage prévu pour la première année du réservoir du Grand barrage de la Renaissance (Gerd) a été atteint mardi 21 juillet. Représentant un volume de 4,9 milliards de mètres cubes d’eau (sur les 74 milliards du réservoir), il marque pour la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde un « point de non-retour » dans l’avancée du barrage. En pleine saison des pluies, suffisamment d’eau s’est accumulée pour pouvoir tester les deux premières turbines, une étape décisive avant que le barrage puisse commencer à produire de l’électricité.

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