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Theresa May: « odeur de mort »

Theresa May: « odeur de mort »

Selon le député travailliste Pat McFadden, il règne au sein du gouvernement britannique une « odeur de mort » et l’éviction de Pitri Patel, fervente partisane du Brexit, complique encore un peu plus la tâche de Theresa May, qui annonce enfin le départ de son pays de l’UE pour le 29 mars 2019.

Les scandales se succèdent à un rythme effarant pour la conservatrice britannique Theresa May. En pleine commémoration du centenaire de la Déclaration Balfour en présence de son « protégé » Netanyahu qui a fait le déplacement pour cet anniversaire et dont la britannique dit être fière, refusant de présenter des excuses aux millions de Palestiniens mis hors de leur territoire, elle apprend qu’une de ses ministres Priti Patel, Développement international, s’est même rendue dans les territoires occupés pour y rencontrer des officiels israéliens, dont le premier ministre.

Au cours de ce qu’elle a présenté comme des «vacances familiales», Priti Patel avait mené une série de rencontres avec des dirigeants israéliens. Elle a même proposé l’aide de Londres à l’armée israélienne pour l’accueil de réfugiés sur le plateau du Golan appartenant à la Syrie, annexé par l’occupant, où elle s’est même rendue avec des officiers militaires selon un journal israélien. Les Britanniques s’apprêtent-t-ils à offrir à l’occupant, le Golan qui ne possèdent pas comme la Palestine en 1917,  s’interroge un membre proche de l’OLP.

Face à une tollé de contestations et d’autres révélations sur des rencontres secrètes qu’elle a eu aux États-Unis avec des officiels israéliens  et après beaucoup d’hésitation la ministre a été limogée. Il s’agit d’un second départ fracassant au sein du cabinet May en une semaine. Le 1er novembre, le ministre de la Défense Michael Fallon avait lui aussi été poussé à la démission après des accusations de harcèlement sexuel.

Deux autres ministres, le numéro deux du gouvernement, Damian Green, et le secrétaire d’État au Commerce international, Marck Garnier, sont sous le coup d’enquêtes de l’administration pour les mêmes motifs. Ils devront probablement faire de même.

Quant au ministre des affaires étrangères Boris Johnson a pu sauver sa tête, pour l’instant, suite à la gaffe diplomatique aggravant le cas d’une binationale britannico-iranienne emprisonnée depuis dix-neuf mois à Téhéran, en affirmant qu’elle «enseignait le journalisme» en Iran. Il a ainsi donné un pouce à l’accusation iranienne, qui a aussitôt menacé de doubler la peine de six ans de prison de cette employée d’une ONG, arrêtée dans le pays.

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