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Soudan: la fin d’un dictateur mais pas de la dictature

Soudan: la fin d’un dictateur mais pas de la dictature

Le peuple soudanais est dans les rues depuis décembre dernier pour réclamer la fin d’un régime et le départ de Omar El béchir arrivé au pouvoir il y a trente ans après un coup d’état. Comme en Algérie la détermination des manifestants a payé. L’arrivée de l’armée d’un autre putschiste, égyptien celui là, n’a pas suffit à calmer la révolte. Les soldats du Caire ne sont pas au Soudan pour faire la guerre aux manifestations où ils excellent, mais pour ouvrir des boulangeries et palier à la pénurie du pain qui a poussé les soudanais à sortir dans la rue. Les conseils d’un autre ami, Bachar, où il s’est rendu récemment en visite officielle, n’ont pas évité sa déchéance.

Le ministre de la Défense, le général Ben Aawf (photo), annonce l’arrestation du pèsident soudanais et la création d’un conseil militaire de transition qui dirigera le pays pendant deux ans. Un couvre-feu de 22 heures à 6 heures du matin, et un état d’urgence de trois mois ont été décrétés pour tenter de mettre fin aux manifestations. Pour rappel le président déchu avait imposé un état d’urgence d’un an, ce qui n’a pas empêché le peuple de sortir en masses dans les rues de Khartoum notamment.

La contestation au Soudan a débuté le 19 décembre dernier. Ce jour-là, quelques centaines de personnes protestent en province contre la hausse du prix du pain, déjà frappé de pénurie. Mais en réaction à la répression menée par le régime, les slogans changent rapidement pour réclamer la chute du pouvoir. De plus en plus importantes, les manifestations gagnent la capitale, Kahrtoum, où Omar el-Béchir promet « de vraies réformes » sans donner suite. Malgré les appels au changement de régime réclamés par une vingtaine de formations d’opposition en janvier,. Le 22 février, Omar el-Béchir décrète l’état d’urgence et fait quelques concessions.
Il limoge le gouvernement et cède sa place à la tête du parti PCN. Rien n’y fait. Les manifestants exigent son départ et le 6 avril, ils se rassemblent pour la première fois en masse devant le siège de l’armée à Khartoum. Ils demandent aux militaires de les soutenir jusqu’à la chute du pouvoir. 

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