mardi , novembre 21 2017
Dernières Nouvelles
Vous êtes ici: Accueil / Actualités / Résultats des élections législatives au Maroc
Résultats des élections législatives au Maroc

Résultats des élections législatives au Maroc

Tout porte à croire que les élections législatives tenues au Maroc début octobre ne sont pas entachées d’irrégularités flagrantes comme cela est la règle depuis des décennies, hormis certaines circonscriptions où les partis ont dénoncé le bourrage d’urnes. 80 plaintes ont été déposées. Élections transparentes si l’on se base sur le fait que le parti au pouvoir, à référence islamique, PJD arrive en tête et le PAM, devant le parti d’un proche conseiller du roi, donné favori malgré qu’il n’a été créé que récemment. Un post sur un réseau social ironise: « le pouvoir (Makhzen) n’a plus besoin de truquer les résultats des élections, ce qu’il a toujours fait, parce qu’il est parvenu au cours des décennies à truquer le peuple marocain« . Le problème essentiel demeure est le taux participation qui confirme que là classe politique ne vit certainement pas sur la même planète que le peuple. Le Mouvement 20 Février qui faisait campagne pour le boycott parle de seulement 20% de participation. Le ministère de l’Intérieur donnait une participation de 10% à la mi journée.
 
Le ministère de l’Intérieur a annoncé les résultats définitifs des législatives 2016. Le PJD (référence islamique au pouvoir depuis 2011) confirme sa première position, avec 125 sièges au total (98 sièges + 27 sièges pour la liste nationale). Son adversaire le PAM (Parti authenticité et modernité fondé par le conseiller personnel du roi) arrive deuxième, avec 102 sièges (81 sièges+21 pour la liste nationale). L’Istiqlal (opposition), qui était deuxième en 2011 avec 60 sièges, arrive en 2016 troisième position avec 46 sièges (répartis entre 35 pour la liste locale et 11 pour la liste nationale). Le RNI (Libéraux du chef de la diplomatie) descend aussi dans le classement,  et arrive à la quatrième position avec 37 sièges (28 + 9), alors qu’il en avait décroché 52 en 2011. Le parti socialiste fait parti des perdants et l’extrême gauche Front de gauche démocratique, qui avait l’habitude de boycotter les scrutins, décroche 2 sièges.

Ils sont connus et têtes de liste mais ils ont pourtant perdu les élections:

Karim Ghellab, ancien ministre des transports PI, le père du nouveau code de la route tant décrié, et très mal perçu au sein de la population. Un code répressif et largement inadéquat et inapproprié. Il en payé le prix, si la tenue du scrutin est conforme à ce que dit le ministre de l’intérieur, transparent et régulier.
Yasmina Baddou, PI, ancienne ministre de la santé et surtout propriétaire de deux appartements parisiens acquis au prix de deux millions d’euros, des sommes faramineuses lorsque une grande partie de la population vit sous le seuil de pauvreté. Elle ne s’est même pas inquiètée. Aucune condamnation mieux encore, elle n’y a même pas eu de suites judiciaires. Elle est soupçonné par la presse indépendante d’avoir moneyé l’achat du fameux vaccin HN1.

C’est l’une des  surprises de ce scrutin. La députée istiqlalienne de la circonscription de Casa-Anfa a perdu son  fief électoral, qu’elle tenait depuis 2002.

Nabila Mounib (photo): Annoncée comme le grand espoir de la nouvelle gauche marocaine, la candidate, à la tête de la liste nationale des femmes, n’a pas pu profiter de l’élan de sympathie que sa candidature a suscité. La secrétaire générale du PSU peut néanmoins se consoler : deux candidats FGD ont réussi à décrocher deux sièges à  Casablanca. Elle est très appréciée dans les milieux intellectuels de gauche et connue pour ses propos contre la classe politique, les abus des autorités, la défense des libertés fondamentales et la main mise du palais sur le pouvoir. Elle rappelle que ni la majorité ne gouverne ni l’opposition ne s’oppose.

Abdeslam Seddiki: Le ministre sortant de l’Emploi et des Affaires sociales quant à lui, il a pris un gros risque en se présentant dans une circonscription particulièrement disputée. Et c’est sans surprise que les favoris du scrutin à Kénitra, Aziz Rabbah (PJD 2 sièges) et Faouzi Chaabi (PAM), ont raflé les trois sièges de la circonscription.

A propos de admin

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Required fields are marked *

*