20/09/2017
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Trump livre le permis de tuer au roi de Bahreïn

Trump livre le permis de tuer au roi de Bahreïn

La police a ouvert le feu mardi 23 mai à Bahreïn pour disperser des manifestants, faisant cinq morts et ravivant les tensions entre la dynastie sunnite et la population à majorité chiite dans ce pays du Golfe allié des Etats-Unis.

Siège de la Ve flotte américaine, le petit royaume de Bahreïn est secoué par des manifestations ou des accrochages sporadiques depuis la répression, en 2011, d’un mouvement de contestation animé par la majorité chiite, qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle. Le mouvement a été réprimé dans le sang notamment par l’armée saoudienne venue au secours du régime totalitaire.

Le sit-in dans le village de Diraz, près de la capitale, Manama, était observé par les partisans du chef spirituel des chiites, cheikh Issa Qassim, un critique de la politique du régime qui a été condamné à un an de prison avec sursis pour collecte illégale de fonds et blanchiment d’argent.

Pour justifier l’opération, le ministère bahreïni de l’intérieur a expliqué que le lieu du sit-in était « devenu un refuge pour des personnes recherchées pour des questions de sécurité et fuyant la justice ».

Durant l’opération, « cinq décès ont été enregistrés dans les rangs des hors-la-loi » dont huit autres ont été blessés, a annoncé tard dans la nuit le ministère de l’intérieur. Dix-neuf membres des forces de l’ordre ont été blessés, a-t-il ajouté.

Des photos diffusées sur Twitter par des groupes d’opposition montrent des manifestations organisées, selon eux, dans des villages chiites voisins en représailles à la répression à Diraz.

Amnesty a appelé à une enquête indépendante sur l’usage« excessif de la force » contre des manifestants qu’elle qualifie de pacifiques.

La police a procédé à « l’arrestation de 286 personnes recherchées, des évadés de prison ou des condamnés pour terrorisme », a fait savoir en soirée le ministère de l’intérieur, précisant que certaines personnes arrêtées avaient« trouvé refuge dans la maison d’Issa Qassim ». Dans un premier temps, il avait annoncé l’interpellation de cinquante suspects.

Au roi de Bahreïn, M. Trump a dit notamment qu’il n’y aurait « pas de tensions avec [son] administration ». A cette occasion, il « a donné au roi Hamad un chèque en blanc pour poursuivre la répression de son peuple », a commenté le BIRD dans son communiqué. « L’administration américaine a du sang sur les mains en fournissant sans conditions des armes au régime de Bahreïn dans sa campagne de répression de la société civile », a ajouté l’ONG.

Dans un tweet, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Jawad Zarif, dont le pays est accusé de soutenir les chiites à Bahreïn, a déploré que « le premier résultat concret » des entretiens de Donald Trump à Riyad fût « l’attaque meurtrière par le régime bahreïni contre des manifestants pacifiques». 

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