vendredi , novembre 24 2017
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Un ministre algérien accuse le Maroc

Un ministre algérien accuse le Maroc

L’ouverture économique du Maroc sur l’Afrique et sa politique africaine ne fait pas que des heureux. Même la France est dérangée dans sa politique France-Afrique. Quant au voisin algérien engouffré dans sa crise du régime autour d’un président fantôme, ne rate pas une occasion pour tenter d’exporter son malaise. Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères a accusé le Maroc de « blanchir l’argent du haschisch en Afrique ». « Le Maroc recycle en réalité l’argent du haschisch via ses banques dans le continent », a accusé ce dernier, lors d’un débat avec les chefs d’entreprises.

Le chef de la diplomatie algérienne a ajouté que les compagnies marocaines opérant vers les pays africains « ne transportent pas uniquement des voyageurs ».

« Il y a des dirigeants africains qui le reconnaissent », a-t-il encore lancé, en refusant de considérer le Royaume comme un exemple pour l’investissement en Afrique. « L’Algérie n’est pas le Maroc », a-t-il répété, en critiquant les patrons qui louent la politique d’investissement marocaine en Afrique. « Beaucoup parlent de la présence marocaine sur les marchés africains, en réalité, il n’y a rien (makayn walou) », a-t-il dit, en affirmant que « tout le monde sait que le Maroc est une zone de libre-échange ouverte aux compagnies étrangères pour ouvrir des usines et employer quelques Marocains ».

En réplique aux « déclarations gravissimes » du ministre algérien, le chargé d’affaires de l’Ambassade d’Algérie à Rabat a été convosué par Rabat, qui souligne par un communiqué sanglant:

« Ces allégations mensongères ne peuvent justifier les échecs ou cacher les véritables problèmes économiques, politiques et sociaux de ce pays, et qui touchent de larges franges de la population algérienne, notamment la jeunesse. L’engagement pour l’Afrique ne peut être réduit à une question de ressources financières, sinon l’Algérie avec ses pétrodollars aurait pu réussir. Il s’agit plutôt d’une vision claire, volontariste et agissante, ayant foi dans les pays et peuples frères de l’Afrique et investissant en un avenir commun à leur côté », poursuit-il.

« Face à ce développement inacceptable, le Royaume du Maroc a décidé le rappel en consultation de l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi en Algérie, sans préjudice des actions que les institutions économiques nationales diffamées par le ministre algérien, pourraient prendre », conclut le communiqué.

« .. En condamnant ces propos affabulatoires, d’un niveau d’irresponsabilité sans précédent dans l’histoire des relations bilatérales, relève qu’ils coïncident avec la tournée régionale de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara, ainsi qu’avec les préparatifs du Sommet UE-Afrique, prévu fin novembre 2017 à Abidjan  ».

« Ces déclarations sans fondement ne sauraient porter atteinte à la crédibilité ni au succès de la coopération du Royaume du Maroc avec les pays africains frères, et qui est largement saluée par les Chefs d’Etat africains et appréciées par les populations et les forces vives du continent ».

 

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