mercredi , janvier 17 2018
Dernières Nouvelles
Vous êtes ici: Accueil / Actualités / Le génocide avoué en Birmanie
Le génocide avoué en Birmanie

Le génocide avoué en Birmanie

Les musulmans rohingyas représentent la plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le junte militaire.

Victimes de discriminations, ils n’ont pas de papiers d’identité, ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Et ils n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux. La situation s’est aggravée depuis quelques mois puisque ils sont victimes d’un nettoyage ethnique, selon l’ONU, orchestré par l’armée avec la complicité, en tout cas le silence absolu, de la présidente, soutenue par l’Occident qui lui offra le prix Nobel de la paix même, Aung San Suu Kyi.

L’ONU qui évoque les éléments de génocide n’a plus besoin de preuves puisque l’armée birmane a admis mercredi son implication dans le massacre de dix Rohingyas, reconnaissant également pour la première fois l’existence d’un charnier de membres de cette minorité musulmane dans l’Etat Rakhine (nord).

« Des habitants du village d’Inn Din et des membres des forces de sécurité ont reconnu avoir tué dix terroristes bengalis », a indiqué le bureau du chef de l’armée.

Le message utilise un terme péjoratif pour désigner les Rohingyas, victimes d’une campagne de répression telle de la part de l’armée birmane. « La décision a été prise de les tuer dans un cimetière », précise le message posté sur Facebook.

Le post confirme également pour la première fois l’existence d’une charnier de victimes rohingyas dans cette région où l’armée avait lancé une campagne de répression contre la minorité musulmane.

Dans son compte-rendu, l’armée précise que les forces de sécurité ont fait prisonniers dix Rohingyas et les ont tués alors que des violences faisaient rage à Inn Din et dans ses environs.

Les violences dans l’Etat Rakhine ont débuté fin août par des attaques de postes de police par la rébellion rohingya de l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA), qui dénonce les mauvais traitements subis par cette minorité musulmane.

La répression militaire a poussé environ 655.000 Rohingyas à fuir au Bangladesh voisin depuis le mois d’août.

A propos de Ya Yanass

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Required fields are marked *

*