Salman al-Awda faisait partie de la vingtaine de personnes, dont des intellectuels, arrêtées en septembre pour, selon les autorités saoudiennes, leurs « activités de renseignement (…) au profit de parties étrangères contre la sécurité du royaume ». Dans plusieurs tweets, il appelait à une réconciliation avec le Qatar.

Salman al-Awda est depuis maintenu en isolement et n’a été ni inculpé ni même interrogé, affirme HRW. Des militants saoudiens ont également fait état de la détention de son frère, Khaled, pour avoir révélé l’arrestation du prédicateur. En septembre, l’ONG basée à New York avait déjà qualifié ces arrestations de « politiques ».

Elle avait également dit que cette vague répressive pouvait être liée à la volonté du jeune prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane, nouvel homme fort du pays, de consolider son pouvoir