mardi , décembre 18 2018
Dernières Nouvelles
Vous êtes ici: Accueil / En un mot / L’Aquarius révèle un aute visage de l’Europe
L’Aquarius révèle un aute visage de l’Europe

L’Aquarius révèle un aute visage de l’Europe

Le refus d’accueillir dans les ports italiens l’Aquarius -mission humanitaire- et ses 629 migrants est un signal fort de l’arrivée de l’extrême droite aux affaires pas seulement en Italie mais un peu partout en Europe. Le même bateau à été interdit d’acoster au Chypre. L’Allemagne de Merkel est affectée également par cette hostilité. Son ministre de l’intérieur vient de rejoindre ses homologues, Matteo Salvini, leader de l’extrême droite italienne,  et autrichien pour s’opposer ensemble à la politique européenne en matière de l’immigration. A Bruxelles c’est un autre allié de taille, le secrétaire d’état à l’immigration et à l’asile, qui a même appelé à refouler les bateaux en plein Méditarannée, en infraction avec l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme.

L’Italie est laissée seule face aux arrivées de migrants en provenance de Libye, cela fait des années, comme avant elle la Grèce. «Aucun pays ne s’est montré solidaire de Rome, alors que régulièrement le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement affirme, à l’unanimité, la nécessité de ne pas la laisser seule.» Un abandon européen qui explique en bonne partie la défaite du Parti démocrate et l’arrivée au pouvoir le Mouvement Cinq Etoiles alliés à l’extrême droite de la Ligue.

C’est finalement le nouveau gouvernement socialiste espagnol qui a sauvé l’honneur, à la grande satisfaction de Rome : «De mémoire de citoyen, c’est la première fois qu’un bateau ayant secouru des migrants en Libye les débarquera dans un autre port qu’un port italien, c’est le signe que quelque chose est en train de changer», s’est ainsi félicité Matteo Salvini.

De fait, tous les pays européens qui participent aux différentes opérations de Frontex  (1) en Méditerranée («Poséidon» au large de la Grèce, «Aeneas» au large de l’Italie, à laquelle a succédé «Hermès», puis «Triton» et enfin «Thémis»), ont toujours posé comme condition que les migrants sauvés ne ­pouvaient être ramenés qu’en Italie et non pas dans le pays du pavillon du navire qui les avaient sauvés  (2) alors que la Péninsule a ­accueilli, depuis 2013, plus de 700  000 migrants arrivés par bateaux. Paris, furieux de voir arriver des étrangers sans papiers sur son sol, a même rétabli les contrôles à la frontière italienne et pratique une chasse impitoyable aux migrants.

A propos de Ya Yanass

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

WP Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com