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la drague insistante n’est pas un délit

la drague insistante n’est pas un délit

Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, Catherine Millet et cent autres femmes ont sûrement raison de dénoncer cette campagne ridicule « anti harcèlement » . Elles s’insurgent contre ce qu’elles appellent: « Campagne de délations », « justice expéditive » : des hommes ont été « sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque ».

Si cette justice expéditive continue surtout lorsque les faits remontent à plus d’une décennie, des hommes beaucoup d’hommes, surtout connus, vont tomber face à une petite-amie trompée ou quittée ou tout simplement attirée par les plateaux de télé ou par un compte bancaire bien fourni.

Même l’un des plus célèbres français, actuellement ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, est visée par cette fièvre contagieuse.Résultat d’images pour nicolaa hulot

Il a été interrogé sur le sujet par Jean-Jacques Bourdin. «Est-il vrai que vous avez été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne collaboratrice ?», questionne le journaliste. «La réponse est non, indique le ministre. Je le dis avec autant de force que la personne en question (parfaitement identifiée) vous dira exactement la même chose.»

Il poursuit : « Depuis des mois, non seulement je subis toutes sortes de rumeurs, d’insinuations, de suspicions, d’inquisitions auprès d’hommes et de femmes que j’ai connus il y a 20 ou 30 ans, traqués par une meute invisible ». « On a parlé de mon patrimoine, (…) et là on change de botte secrète. on parle du sexe et la vie privée, on touche à ma famille et mes enfants, je dis stop.» Le journal en question va évoquer « deux affaires qui n’en sont pas et qui n’ont aucun contenu », affirme-t-il, allusion faite à des récentes articles de presse.

« Des allégations, des faits qui remontent à 1997 et cette personne en 2008 a déposé plainte, une plainte classé sans suite parce que non seulement l’affaire était prescrite et j’ai été auditionné et les enquêteurs estimaient qu’il n’y avait pas de quoi poursuivre l’enquête. La justice est passé, il faut aussi en tenir compte.» «Ça fait mal mais je suis debout», confie le ministre qui avoue ne pas avoir pensé à la démission et que seule sa famille guidera ses choix.

Le collectif de femmes, dont Catherine Deneuve ont signé une tribune dans le Monde pour « défendre » la « liberté d’importuner » des hommes et s’opposer à la « campagne de délations » apparue après l’affaire Weinstein, à rebours des réactions suscitées par ce scandale mondial.

« Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », écrivent dans le quotidien une centaine de comédiennes, écrivaines, chercheuses, ou journalistes, rejetant le « puritanisme » apparu depuis les premières accusations de harcèlement et agression sexuelle visant le puissant producteur américain.

Selon elles, si « une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel » a eu lieu après l’affaire, « cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! »

 

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