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Hôpital Saint Luc face à ses erreurs médicales

Hôpital Saint Luc face à ses erreurs médicales

Le parquet de Bruxelles a terminé son instruction contre l’hôpital Saint-Luc et décide d’envoyer les inculpés devant la chambre du conseil pour homicide involontaire. Ou plus exactement pour « avoir causé la mort de la jeune fille par défaut de prévoyance ou de précaution », « avoir causé la mort de la jeune fille par défaut de prévoyance ou de précaution ».

La jeune fille, Imane, 14 ans, morte en 2011 suite à des erreurs de diagnostic et de négligence de ses médecins. Les parents de l’adolescente avaient porté plainte contre l’hôpital, le centre médical bruxellois et deux médecins, dont un pédiatre du service des urgences de Saint-Luc.

Un récit poignant relaté par la presse belge. Le cauchemar a commencé en pleine nuit, l’adolescente de 14 ans est subitement prise de fortes douleurs au ventre et de vomissements. Un premier médecin à domicile soupçonne une appendicite et recommande aux parents de se rendre sans plus attendre aux urgences. Arrivée aux urgences et restée des heures en attente, Imane est prise en charge par le personnel de l’hôpital universitaire. Une échographie et une consultation gynécologique révèlent l’inflammation d’un ovaire. Le pédiatre des urgences décide ensuite de renvoyer Imane à son domicile, alors qu’elle est incapable de marcher.

Pour le médecin, c’était psychologique. En cause : c’était la veille des examens. « ’Mais madame, elle a des douleurs, elle est pliée en deux.’ Apparemment on les dérangeait et on leur faisait perdre leur temps. Pour eux, elle jouait la comédie », insistait un des parents.

L’adolescente est traitée au Motilium et au Dafalgan, le médecin ayant assuré que « ça passerait ». De retour à son domicile en chaise roulante, Imane va de plus en plus mal. Alitée, très faible avec seulement six de tension, elle reçoit alors la visite du second médecin à domicile. Ce dernier ne s’alarme pas et délivre un certificat médical de trois jours.

La nuit suivante, l’adolescente et ses parents retournent aux urgences dans un autre hôpital. Cette fois, Imane est opérée. Mais il est déjà trop tard. Elle décède, victime d’un choc septique, une infection générale causée par une péritonite.

Les parents culpabilisent. « Nous leur faisions totalement confiance. On a été complètement aveugle. Pour nous, les médecins, ce sont des professionnels qui connaissent leur métier. »

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