Alors que plusieurs détonations ont été entendues dans Bruxelles et qu’au moins treize victimes sont à déplorer, une partie de la classe politique n’a guère attendu pour récupérer à son compte les événements.

Bruno Le Roux, patron des socialistes à l’Assemblée, a ainsi associé à ces attentats supposés la réforme constitutionnelle que le Sénat devrait voter ce mardi, dans une version différente de celle de l’Assemblée concernant l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution. Cette très rapide récupération a consterné beaucoup de monde, dont le patron de la droite au Sénat.

Malgré de très violentes critiques sur Twitter, le porte-parole des députés PS, Hugues Fourage, s’est lancé dans le sillage de son patron Bruno Le Roux. Avant de se raviser et de supprimer son tweet politicien.

La majorité n’en est pas à son coup d’essai. Samedi, au lendemain de l’arrestation de Salah Abdeslam, la porte-parole du PS, Corinne Narassiguin avait lié protection des Français et le texte sur la déchéance.

De son côté, Nadine Morano, députée européenne Les Républicains a critiqué la campagne de communication contre le racisme lancée dimanche soir par le gouvernement

Depuis Bruxelles, le parlementaire européen socialiste Guillaume Balas le remet en place : «Les Belges sont sidérés, alors vraiment tais-toi !»Robert Ménard, le maire de Béziers, habitué des polémiques associe sans aucune logique les attentats dans la capitale belge à la campagne contre le racisme lancée hier par le gouvernement français. »