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Assange: la justice britannique en mèche avec les autorités américaines

Assange: la justice britannique en mèche avec les autorités américaines

La juge Emma Arbuthnot, dont le nom complet est baronne Arbuthnot d’Edrom, est mariée à Lord Arbuthnot, politicien conservateur, qui a présidé le comité spécial de la défense du Parlement de juillet 2005 à mai 2014. Le comité supervise le ministère de la défense et a légitimé ces mêmes crimes de guerre que WikiLeaks a dénoncé par ses révélations à travers la presse internationale. C’est elle, comme juge principale du district, au tribunal de Westminster à Londres, qui a rejeter l’appel visant à annuler un mandat d’arrêt contre Julian Assange le fondateur de WikiLeaks.

La décision d’Arbuthnot, qui empeste le venin et l’hypocrisie de classe, sert les intérêts les plus profonds de l’État britannique, selon Paul Mitchel. Et d’ajouter: « Dans la tradition séculaire de l’impérialisme britannique, Arbuthnot a traité Assange et ses avocats avec un mépris impitoyable et vindicatif. Selon cette juge bien éduquée, qui est la magistrate en chef de l’Angleterre et du Pays de Galles, cet homme qui a dénoncé des crimes contre l’humanité est lui-même un criminel de droit commun. Il devait tirer son chapeau et saluer bien bas ses supérieurs, manifester des remords pour avoir refusé d’obtempérer et accepter sa punition ».

Malgré que le mandat d’arrêt suédois a été annulé l’an dernier,  dont les procureurs suédois ont effectivement prouvé qu’il n’y avait jamais eu de base pour le procès contre Assange et que lui et WikiLeaks étaient la cible d’une opération qu’on peut qualifier de « coup fourré», le fondateur de WikiLeaks demeure sous la menace d’être arrêté pour avoir enfreint ses anciennes conditions de libération sous caution, ce qui a eu lieu en 2012, lorsque a cherché l’asile politique à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Nous devons affronter le vrai problème dans cette affaire », a déclaré l’avocate d’Assange Jennifer Robinson, « qu’il risque d’être extradé vers les États-Unis pour être poursuivi pour avoir publié des informations dans l’intérêt du public » avec WikiLeaks.

« M. Assange reste prêt à affronter la justice britannique […] mais pas au risque d’être contraint de faire face à l’injustice américaine. »

Arbuthnot a déclaré que la croyance d’Assange qu’il aurait été extradé vers les États-Unis depuis la Suède était « déraisonnable ».

Seulement la veille, le département américain de la Justice (DoJ) a confirmé à Reuters que son dossier contre Assange est en cours. Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, a qualifié WikiLeaks de « service de renseignement hostile », affirmant qu’Assange n’a « aucun droit du Premier Amendement » et que la CIA œuvre à « détruire » WikiLeaks. Le procureur général Jeff Session a déclaré l’année dernière que l’arrestation d’Assange était une priorité pour le ministère de la Justice.

La décision d’Arbuthnot était un affront à la démocratie. Elle a ridiculisé les conclusions de l’ONU selon lesquelles l’incarcération d’Assange est une « privation de liberté ». La décision ne s’appliquait pas à lui, affirmait-elle, parce que son emprisonnement serait une vie de luxe auto-imposée !

 

 

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