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Al-Hoceïma fait tomber les premières têtes

Al-Hoceïma fait tomber les premières têtes

Il y a un an le mouvement Hirak est né dans la ville nordique du Maroc Al-Hociema, pour dénoncer l’inefficacité de l’état, la corruption, la répression et la marginalisation de la région. Longtemps considérée par l’ancien régime et ses condisciples encore en place comme étant une région rebelle et contre le pouvoir.

Malgré le caractère pacifique des manifestations qui durent depuis octobre 2016, les autorités sécuritaires ont répliqué avec des arrestations arbitraires et massives suivies dans plusieurs cas de tortures et de traitements inhumains, selon plusieurs témoignages et les propos des avocats. Il y aurait selon certains sources plus de 200 personnes, dont des journalistes, dans les prisons d’Al-Hociema et d’Okacha, région de Casablanca.

Cette vague d’arrestations pour des raisons souvent farfelues ou approximatives; atteinte à la sûreté d’état, terrorisme, notamment l’accusation du chef du Mouvement Nasser Zafzafi « d’interruption du brèche d’un imam », qui risque la peine de mort malgré que le code pénal ne prévoit aucune condamnation. Un risque réel face à un appareil judiciare soumis au pouvoir.

Le roi limoge quatre ministres dont l’ancien ministre de l’intérieur, le ministre de la ville et chef du parti communiste PPS, le ministre de la santé et une dizaine de hauts cadres et décide de punir d’anciens ministres appartenant au dernier gouvernement, leur interdisant d’occuper à l’avenir de postes minsitèriels, selon le communiqué du palais.

Ce limogeage spectaculaire était attendu depuis le mois de juillet dernier, au lendemain d’un discours royal mettant l’accent sur un dysfonctionnement au sein de l’état, et critiquant ouvertement l’administration et la classe politique.

Un limogeage tardif selon des activistes du Rif qui continuent à manifester massivement contre l’état central, pour libèrer les détenus et dénoncent notamment la répression, et l’état désespéré des infrastructures, absence totale de chemins de fer, d’autoroute, d’université dans toute la région du Rif et d’hôpitaux dignes de ce nom.

Malgré une récente couverture de soins accordée aux démunis, l’hôpital public marocain est un lieu souvent infect, démuni de toute infrastructure destinée à donner au moins les premiers soins. Le patient, lorsqu’il a la chance ou des dirhams pour accéder à la salle des soins, il devra se munir de seringue, de mercorochrome, de la bétadine et de draps et couvertures.

Quant aux cliniques privées, le Maroc est le seul pays au monde où l’état autorise, ou tolère, une pratique illégale qui consiste à éxiger des chèques signés à blanc avant l’admission au soins, chèques complétés arbitrairement et à leur guise par ces commerçants d’un autre genre. Pas de chèque pas de soins. Une pratique scandaleuse qui n’est même prise en compte dans le limogeage du ministre de la santé, ni dénoncée dans les rapports faits au roi.

« Il a été constaté un grand retard dans le lancement des projets, pis, encore, la majorité de ces projets n’avait même pas été lancée, avec l’absence d’initiatives de la part de certains intervenants », précise le communiqué du cabinet royal.

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