Ce n’est pas la première fois que les services de police belge utilisent des certificats médicaux de « complisance » pour faire grève et manifester leur mécontentement à l’égard de l’employeur, en l’occurrence l’état qui utilise l’argent du contribuable. Voici ce que dit l’article 85 du Code de déontologie des médecins à cet égard: le médecin doit s’abstenir de délivrer à quiconque et pour quelque motif que ce soit un certificat de complaisance ou des informations écrites ou verbales qu’il sait erronées.

Dans la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, 645 agents de police sur 2.600 se sont déclarés malades jeudi dans le cadre du mouvement de grogne, soit 25% du corps de la zone. La sécurité des sommets européen et ASEM à Bruxelles peut toutefois être assurée. « Nous travaillons par équipes et des ajustements sont régulièrement apportés pour que les problèmes les plus urgents soient traités en premier », explique la porte-parole de la zone, Ilse Van de Keere.

Mercredi, le poste de police « centre » de la rue du Marché au Charbon à Bruxelles était fermé en raison d’un manque de personnel. Le commissariat de police de Bruxelles-Nord compte 120 absences sur 800.

Le syndicat de la police, SNPS, voit en ces absences un message clair du ras-le-bol des policiers: « je pense que la situation est même encore pire », a déclaré le président du syndicat des forces de police SNPS à Bruxelles, Mario Thys. « Cela fait des mois que nous disons au ministre Jan Jambon que c’est invivable, mais il l’a toujours ignoré et l’a encore fait hier (mercredi, ndlr). »

Parmi les revendications des policiers, ces derniers refusent la réforme du congé maladie des fonctionnaires, déplorent le manque de personnel et exigent une mise à jour du statut barémique.

Source: Belga